Noire
Je vais...
vendredi 25 février 2005
samedi 19 février 2005
moi et mon Moi
J'ai fait mon chemin. Comme tout le monde. Je suis arrivée à ma première conclusion vers 13-14 ans, assez satisfaite; la religion, c'est une force unifiante, qui rassemble des masses de gens perdus et affaiblis par les aléas de la vie. C'est pour les faibles.
S'ils en ont besoin, qu'ils prient! Moi je suis forte, et je trouverai mon chemin seule. Je crois, qu'un grand nombre de gens pensent comme cela aujourd'hui, voyant à quel point les gens avec qui j'en parlait paraissaient en accord avec moi.
Seulement, ça a un peu changé. Seule, en quelque sorte, mais j'ai revu mon jugement sur la faiblesse des croyants.
C'est parce que je suis devenue croyante, me dirait-on.
En effet, comment critiquer ce en quoi on croit?
Non, ce n'est pas que de la faiblesse, au contraire, c'est de la force, d'admettre qu'on ne peut justement pas tellement si bien trouver la paix tout seul.
J'ai cru assez tôt. Mais je refusais, et refuse encore de nommer ce en quoi je crois "Dieu".
Je l'appelais "Moi", et me le représentais au-dessus de ma tête, un peu en arrière. Je ne le vois pas, mais je le sens souvent quand je m'isole pour penser.
Je passais des heures assise ou couchée dans mon lit à "penser", à dialoguer tout simplement avec mon "Moi". Je l'aime, et c'est réciproque.
Il est mon idéal. Il fait tout comme je voudrais le faire. Et il est là pour m'aider au cas où j'aurais des difficultés. En guise de réponse, il me regarde paisiblement, avec un intense amour.
La confiance et la patience s'infusent en moi, et je sens qu'il est satisfait et plein, de me donner cela. Il ne demande qu'à me donner, et passe sa vie entière à m'attendre, à attendre que je me tourne vers lui.
Moi et mon moi, on s'en sortait très bien tout seuls. Jusqu'au jour où ma marraine, tenant à jouer son rôle attribué, m'emmena à "La Viale", une communauté jésuite dans les montagnes de Lozère, un "village de silence et de paix". 3-4 jours de totale méfiance et de sentiment d'avoir atterri dans une secte.
Puis, j'ai commencé à décoder les dires en ma langue à moi, travail laborieux, mais les messages que je découvrais m'émerveillaient: j'ai accroché. J'ai besoin d'aide. Une source nourrissant ma foi.
FOI, c'est un mot magnifique. Pour moi, ce mot avait tout du fanatisme catho. Mais en fait, il est magique. Si vous savez ce que c'est, il suffit de le prononcer une fois - frissons garantis.
J'espère ne pas sonner faux, qu'on ne me prenne pas pour une allumée et qu'on discrédite du coup tout ce que j'ai écris et qui aurait pu toucher. C'est vrai, j'aurais du y penser avant...
S'ils en ont besoin, qu'ils prient! Moi je suis forte, et je trouverai mon chemin seule. Je crois, qu'un grand nombre de gens pensent comme cela aujourd'hui, voyant à quel point les gens avec qui j'en parlait paraissaient en accord avec moi.
Seulement, ça a un peu changé. Seule, en quelque sorte, mais j'ai revu mon jugement sur la faiblesse des croyants.
C'est parce que je suis devenue croyante, me dirait-on.
En effet, comment critiquer ce en quoi on croit?
Non, ce n'est pas que de la faiblesse, au contraire, c'est de la force, d'admettre qu'on ne peut justement pas tellement si bien trouver la paix tout seul.
J'ai cru assez tôt. Mais je refusais, et refuse encore de nommer ce en quoi je crois "Dieu".
Je l'appelais "Moi", et me le représentais au-dessus de ma tête, un peu en arrière. Je ne le vois pas, mais je le sens souvent quand je m'isole pour penser.
Je passais des heures assise ou couchée dans mon lit à "penser", à dialoguer tout simplement avec mon "Moi". Je l'aime, et c'est réciproque.
Il est mon idéal. Il fait tout comme je voudrais le faire. Et il est là pour m'aider au cas où j'aurais des difficultés. En guise de réponse, il me regarde paisiblement, avec un intense amour.
La confiance et la patience s'infusent en moi, et je sens qu'il est satisfait et plein, de me donner cela. Il ne demande qu'à me donner, et passe sa vie entière à m'attendre, à attendre que je me tourne vers lui.
Moi et mon moi, on s'en sortait très bien tout seuls. Jusqu'au jour où ma marraine, tenant à jouer son rôle attribué, m'emmena à "La Viale", une communauté jésuite dans les montagnes de Lozère, un "village de silence et de paix". 3-4 jours de totale méfiance et de sentiment d'avoir atterri dans une secte.
Puis, j'ai commencé à décoder les dires en ma langue à moi, travail laborieux, mais les messages que je découvrais m'émerveillaient: j'ai accroché. J'ai besoin d'aide. Une source nourrissant ma foi.
FOI, c'est un mot magnifique. Pour moi, ce mot avait tout du fanatisme catho. Mais en fait, il est magique. Si vous savez ce que c'est, il suffit de le prononcer une fois - frissons garantis.
J'espère ne pas sonner faux, qu'on ne me prenne pas pour une allumée et qu'on discrédite du coup tout ce que j'ai écris et qui aurait pu toucher. C'est vrai, j'aurais du y penser avant...
dimanche 6 février 2005
Lutte contre l'oubli
Les yeux des hommes se ferment par réflexe, ils sont influençables à un point que nous ne mesurons sans doute pas vraiment.
Il passe sa vie à découvrir des choses, en remarquer de nouvelles. Mais souvent, en découvrant une chose, on ignore qu'on a déjà eu affaire à elle. Eh oui, nous régressons souvent dans notre vie...
D'ailleurs, j'ai déjà quelques fois pu me dire que je me retrouvais moins loin que quelques temps auparavant.
L'oubli est une chose qui fait peur.
Je me bats contre lui, j'écris, je parle, mais ça, ça n'aide pas, car les paroles, ça s'oublie.
Je crois que c'est à cause de ce combat que j'aime tant prendre des photos. Que les hommes ne cessent pas de s'ouvrir les yeux les uns des autres, comment? Par l'amour!
Il passe sa vie à découvrir des choses, en remarquer de nouvelles. Mais souvent, en découvrant une chose, on ignore qu'on a déjà eu affaire à elle. Eh oui, nous régressons souvent dans notre vie...
D'ailleurs, j'ai déjà quelques fois pu me dire que je me retrouvais moins loin que quelques temps auparavant.
L'oubli est une chose qui fait peur.
Je me bats contre lui, j'écris, je parle, mais ça, ça n'aide pas, car les paroles, ça s'oublie.
Je crois que c'est à cause de ce combat que j'aime tant prendre des photos. Que les hommes ne cessent pas de s'ouvrir les yeux les uns des autres, comment? Par l'amour!
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